Outils pour utilisateurs

Outils du site


recherche:clillac:ciel:themes

CLILLAC-ARP

Thèmes de recherche

Les activités de recherche du CLILLAC-ARP à l'UFR EILA s'organisent autour de plusieurs axes : linguistique de corpus, langues de spécialité et linguistique du texte, traductologie, terminologie et néologie, politique linguistique.

L’observation des corpus permet de construire des modèles théoriques capables de rendre compte des réalisations linguistiques au niveau du lexique-grammaire (articulation entre principe du libre choix et principe collocationnel).

D’autre part, l’étude des langues dites de spécialité, menée par l'équipe, a pour objet les discours spécialisés, observables via l’exploitation de corpus de textes authentiques concernant les différents domaines de connaissance. Cet objet est ici envisagé à différents niveaux : lexical, phraséologique, structurel. L’équipe travaille non seulement sur les discours scientifiques et techniques (échanges entre spécialistes), mais aussi sur les discours didactiques et de vulgarisation. Ces deux approches complémentaires ont pour objectif commun de mieux cerner les aspects linguistiques du processus de transmission des connaissances.

Linguistique de corpus, phraséologie

Sous l'égide de Natalie Kübler

La constitution et l'usage de corpus permet à l'équipe d'aborder l’étude des langues de spécialité d'un point de vue contextuel : traitement de données lexicales complexes telles que les collocations et étude des problématiques diverses soulevées par le phénomène de collocabilité dans la langue, réflexion sur la modélisation de ressources terminologiques et phraséologiques multilingues d'un point de vue sémantique et conceptuel. On rencontre de plus en plus fréquemment le terme corpus associé à la traduction. Ce terme recouvre cependant le concept d'outil dans le processus de traduction, plutôt que celui d'approche théorique et méthodologique. Le traducteur utilise le corpus pour se familiariser avec un domaine, comprendre une expression, trouver un équivalent de traduction, valider une collocation, etc. On cherche ici à éclaircir et demêler les liens qui se tissent entre linguistique de corpus et traductologie dans une approche praxéologique. Dans son étude empirique de la langue, allant au-delà des systèmes formels, la linguistique de corpus rejoint en effet le nécessaire besoin de conscience linguistique du traducteur et suit un chemin parallèle à une approche théorique de la traduction pragmatique. Enfin, l'analyse de corpus, objet empirique, porte aussi sur l'étude de l'acquisition de compétences liées à la langue (corpus parallèles, corpus comparables, corpus d'apprenants de la traduction).

Terminologie

Sous l'égide de John Humbley

L'équipe aborde l'étude de la terminologie de plusieurs points de vue. La démarche privilégiée est l'analyse textuelle, qui part des corpus spécialisés pour étudier les termes dans leur environnement linguistique, mettant ainsi en lumière les ressemblances et les spécificités par rapport aux phénomènes relevés dans les textes non marqués, en particulier en matière de co-occurrence et de collocation. Cette recherche s'appuie également sur les travaux de terminologie réalisés par les étudiants de M2 recherche et professionnel, renforçant ainsi le lien indispensable entre théorie et pratique. Les autres axes de recherche en terminologie ne sont pas négligés pour autant. Les études diachroniques, qui comportent un volet contemporain (néologie scientifique et technique, ou néonymie) et un volet historique (en particulier l'histoire de la terminologie et des vocabulaires scientifiques et techniques) sont menées en collaboration avec les collègues de l'équipe VOLTer de l'Université du Littoral, du LDI (ex Laboratoire de linguistique informatique de Paris 13) et ceux de l'Histoire des Théories Linguistiques de l'Université Paris-Diderot, et ont donné lieu à des colloques et à des publications.

Les travaux en terminologie sont publiés régulièrement dans la revue Les Cahiers du CIEL, sous la direction de John Humbley.

Politiques linguistiques

Sous l'égide de José Carlos Herreras

Nos recherches abordent la problématique de la diversité des langues en Europe et plus précisément des questions concernant la politique linguistique. Une attention particulière est portée aux pays de l’Union européenne où il existe des situations linguistiques complexes qu’il conviendra d’analyser et, parmi eux, à l’Espagne, qui, au cours des 30 dernières années, est devenu un véritable laboratoire expérimental des politiques linguistiques, dont les résultats ne seront pas sans conséquences — étant donné la proximité géographique et les langues régionales partagées — sur la politique linguistique de la France ni sur celle de l’Union européenne et ses institutions. Notre champ d’étude n’est pas restrictif à l’Europe et peut être élargi, en fonction des collaborations, à d’autres pays situés en dehors du contexte européen. Un séminaire de Master 2 – Recherche (Politiques Linguistiques en Europe) est organisé autour de cette thématique et celle-ci a été au centre d’un certain nombre de publications et de plusieurs colloques organisés par notre équipe (décembre 2009 : L'Europe des 27 et ses langues ; juin 2012 : Politiques linguistiques et langues autochtones d'enseignement dans l'Europe des 27).

Traductologie

Sous l'égide de Nicolas Frœliger

Nos recherches en traductologie s’orientent sur les modalités concrètes d’exercice de la traduction pragmatique, et notamment sur les rapports entre langues de spécialité et culture générale. Il s’agit d’examiner les pratiques pour tenter d’en dégager des enseignements à visée théorique, ou au moins praxéologique. On l’aura compris, ces recherches sont résolument appliquées. C’est ce qui nous a conduit à créer, en 2007, les Journées d'études « Traductologie de plein champ » (selon le principe qu’il est de peu d’intérêt de faire de la traductologie hors sol), qui ont pour vocation de réunir, non seulement des chercheurs, mais aussi des étudiants de tous les niveaux, et surtout des professionnels, afin d’examiner ensemble des questions susceptibles d’intéresser chacune de ces trois catégories. En 2007, nous avons envisagé le rapport entre les traducteurs et les outils d’aide à la traduction (avec publication dans le n° 43 de la Tribune internationale des langues vivantes). En 2008, nous avons abordé la question de la norme : en quoi influe-t-elle, sous ses divers aspects, sur l’activité des traducteurs (avec publication dans le n° 45 de la Tribune internationale des langues vivantes). En septembre 2009, notre thème était « De la localisation à la délocalisation : le facteur local en traduction » : on sait bien que la traduction, ce n’est que secondairement une affaire de langue, mais en quoi et comment la composante territoriale influe-t-elle sur l’activité et le produit ? Les interventions de cette journée, enrichies d'une demi-douzaines d'autres, ont donné lieu au numéro 55[4] de la revue Méta, en décembre 2010. Notre sujet pour 2011 (le 18 juin) est « Désir de traduire et légitimité du traducteur ». Cette quatrième journée de la Traductologie de plein champ est co-organisée avec l'ESIT et donnera, là aussi, lieu à une publication.

Nous avons par ailleurs co-organisé, au titre de l'AFFUMT (Association des française des formations universitaires aux métiers de la traduction) et en partenariat avec la SFT, l'INIST, l'IMMI, le CNRS et la DGT (Union européenne), le premier colloque Tralogy, « Métiers et technologies de la traduction : quelles convergences pour l'avenir ? » : 250 inscrits, 44 intervenants de 13 pays, 22 pays représentés. Lien externe

recherche/clillac/ciel/themes.txt · Dernière modification: 2015/01/21 18:55 par Jose-Carlos Herreras