Outils pour utilisateurs

Outils du site


recherche:conf:ciel:langues-spe

Journée d'études « Langues de spécialité »

Journées organisées par le laboratoire Composante EILA de l'Université Paris 7 et le Département de langues de l'ENS Cachan

30 septembre & 1er octobre 2005

Affiche

Programme

Vendredi 30 septembre

École Normale Supérieure de Cachan
61 Avenue du Président Wilson
94230 Cachan
Ligne B du RER : Bagneux
Bâtiment Cournot salle 219

9 h 00 Accueil

  • 9 h 15 Monique MÉMET (ENS, EA2025, CLILLAC), Ouverture : Aspects de la recherche en langues de spécialité
  • 9 h 50 Ruxandra PAVELCHIEVICI (ENS, CERVEPAS Université Paris 3), L'anglais économique et sa contribution aux études anglistiques
  • 10 h 30 Anthony SABER (ENS, EA2025 Université Bordeaux 2), L'article de doctrine militaire : effets de généricité

11 h 10 - 11 h 25 Pause

  • 11 h 25 Elsa PIC (ENS, Université Paris 7), L'anglais des droits de l'homme est-il une langue de spécialité ?
  • 12 h 05 Amélie JOSSELIN (ENS, Université Lyon 2), Les scientifiques face aux termes : les enseignements d'une enquête de terrain

12 h 45 - 14h 30 Pause déjeuner

  • 14 h 30 Marie CALBERG (CNRS Paris 7), Quand une langue de spécialité emprunte au langage courant : le nucléaire, étude de cas
  • 15 h 10 Franck NEVEU, Université de Caen/CRISCO (CNRS, FRE 2805), Pour une description terminographique des Sciences du Langage
  • 15 h 50 Jean-François SABLAYROLLES (CLILLAC (CIEL) Université Paris 7), À propos de quelques métanéonymes

Samedi 1er octobre 2005

Université Paris 7
Campus Jussieu (Métro Jussieu)
2 place Jussieu, Paris 5ème
Amphi Jacques Monod
(Tour 42, descendre un étage sous le niveau Jussieu)

9 h 00 Accueil

  • 9 h 15 Maria Teresa CABRÉ (Université Pompeu Fabra de Barcelone), Indices linguistiques pour la classification verticale des textes de spécialité
    • 9 h 55 Laurent GAUTIER (CLILLAC (CIEL) Université de Dijon), Syntaxe nominale, prédications “clandestines” et compactage de l'information : éléments de description stylistique de l'allemand juridique
    • 10 h 35 Michel LEFÉVRE (VoLTer, Université Paris 4), Étude de la langue militaire dans les débuts de la presse allemande (fin du XVIIème siècle)

11 h 10 - 11 h 25 Pause

  • 11 h 25 Soumaya LADHARI (ENS, CLILLAC (CIEL) Université Paris 7), Catachrèses et métadiscours scientifique
    • 12 h 05 Mourad BOUGHEDAOUI (CLILLAC (CIEL) Université Paris 5), Noms composés anglais avec particule adverbiale (ex. startup vs upstart) dans des revues spécialisées comme Business Week

12 h 45 - 14 h 30 Pause déjeuner

  • 14 h 30 Michel SIMON (CLILLAC (CIEL) Université Paris 7), Fonctionnement des verbes complexes anglais dans la langue économique
  • 15 H 10 Jean-Michel Benayoun (CLILLAC (CIEL) Université Paris 7), Langue générale, Langue de spécialité : de quelle opposition s'agit-il ?

Résumés des communications

Monique MÉMET (ENS, EA2025, CLILLAC)

memet_AT_dlp.ens-cachan.fr

Ouverture : Bref historique du développement de la recherche en anglais de spécialité en France ; les champs de recherche des langues de spécialité.

Ruxandra PAVELCHIEVICI (ENS, Université Paris 3)

ruxpavel_AT_yahoo.fr

“L'anglais économique et sa contribution aux études anglistiques” Cette communication a pour objet de présenter les apports de l'“anglais économique”, envisagé sous son aspect civilisationnel, pour les études anglistiques. Sont présentés les principaux enjeux de la recherche dans ce domaine, la diversité des approches adoptées, ainsi que la manière dont l'étude des phénomènes économiques, nourrie par la culture propre aux anglicistes, constitue un point d'entrée pour la compréhension des sociétés anglo-saxonnes.

Elsa PIC (ENS, Université Paris 7)

emlpic_AT_yahoo.fr

“L'anglais des droits de l'homme est-il une langue de spécialité ?” La question sera principalement traitée d'un point de vue terminologique. Les notions de domaine de spécialité ainsi que les difficultés liées à leur structuration conceptuelle seront au c¦ur de l'étude, avec tous les problèmes de théorie et de méthodologie que cela suppose. On verra que ces problèmes sont comme démultipliés dans le champ étudié : le droit international des droits de l'homme. Leur langue, puisqu'elle crée le droit, est langue juridique, donc spécialisée, or elle ne semble pas partager les caractéristiques attendues d'une langue de spécialité, en particulier au niveau de sa terminologie et de son organisation conceptuelle. Dans ce cas, quels outils et quelle méthode adopter ou adapter pour étudier l'anglais des droits de l'homme ? À travers une étude métalexicographique qui mettra concrètement en lumière les problématiques du sujet, on tentera de montrer qu'une approche de type socio-cognitif peut permettre le traitement terminologique de ce domaine de spécialité bien particulier.

Amélie JOSSELIN (ENS, Université Lyon 2)

josselinleray_AT_neuf.fr

“Les scientifiques face aux termes : les enseignements d'une enquête de terrain” Dans le cadre d'un travail portant plus largement sur la place et le rôle des termes (c'est-à-dire des mots appartenant aux langues de spécialité) dans les dictionnaires généraux unilingues et bilingues, une étude empirique a été menée auprès de diverses catégories d'utilisateurs de ce type de dictionnaire, parmi lesquelles des scientifiques (chercheurs, enseignants, techniciens, doctorants, étudiants de premier et deuxième cycle), pour analyser leur pratique actuelle en matière d'utilisation des ressources documentaires et dictionnairiques pour la recherche des termes. Dans cette communication, nous nous proposons d'exposer les résultats de cette enquête propres à la catégorie bien particulière d'utilisateurs que représentent les scientifiques. Nous analyserons ces résultats à la lumière des trois objectifs initiaux du sondage :

  • Déterminer si l'inclusion des termes dans les dictionnaires généraux correspond à un besoin réel des utilisateurs,
  • Établir quelle utilisation précise ces utilisateurs font des dictionnaires unilingues et bilingues concernant les termes : notamment, nous avons essayé de voir comment le recours au dictionnaire général s'intègre dans le processus global de recherche d'information sur le terme (recours aux dictionnaires spécialisés, papier ou en ligne, recours aux bases de données terminologiques, etc.), ou encore de voir si les termes recherchés sont en relation avec le domaine de spécialisation des utilisateurs,
  • Évaluer l'adéquation du traitement actuel des termes dans les dictionnaires généraux aux besoins et aux attentes des utilisateurs.

Franck NEVEU, Université de Caen/CRISCO (CNRS, FRE 2805)

neveufranck_AT_wanadoo.fr

Pour une description terminographique des Sciences du Langage Cette communication traitera de certains problèmes conceptuels et épistémologiques de la terminologie linguistique à la lumière des difficultés rencontrées lors de l'élaboration du Dictionnaire des Sciences du Langage (Armand Colin, 2004), et des solutions retenues.

La terminologie linguistique est fréquemment conçue comme une entreprise d'indexation des termes de la (des) science(s) du langage reposant sur une sélection des unités réalisée à partir de postulats conceptuels et épistémologiques. Par cette indexation, il s'agit alors généralement moins de témoigner de l'état d'une discipline que de déclarer ce qu'elle doit être, c'est-à-dire de circonscrire précisément un champ de connaissances à partir d'options méthodologiques.

Une telle approche de la terminologie repose sur une conception fortement nomologique de la science, puisqu'elle conçoit celle-ci comme le lieu d'une légalité spécifique. Elle se fonde, Pierre BOURDIEU l'a montré avec précision, sur un principe de vision (elle se représente son développement), mais aussi sur un principe de division, car le champ de connaissances ainsi circonscrit devient un champ exclusif de tout autre.

La valeur différentielle de la terminologie (de toute terminologie), appuyée sur une objectivité fortement déclarative, conduit ainsi à opérer un tri des termes en coïncidence avec les représentations du domaine sur lequel elle porte.

Le vocabulaire d'une science est pensé, dans cette perspective, comme une prédication de ce que n'est pas cette science, avant de devenir l'outil de ce qu'elle doit être. Les vertus déclarées d'une “bonne terminologie” nous sont bien connues : l'économie (la parcimonie est le garant présumé de l'objectivité), la transparence (les termes requis doivent être univoques, et, lorsque le mot simple y fait obstacle on indexe des termes complexes), la cohérence enfin, c'est-à-dire l'absence de contradictions internes.

La terminologie linguistique peut être également conçue, non comme le chemin lexical et conceptuel à tracer de la science du langage, mais plus empiriquement comme son empreinte, reflétant les divers états de son développement à partir de son vocabulaire, c'est-à-dire à partir des pratiques terminographiques effectives. Ces pratiques font apparaître un ensemble de métalangues d'une grande diversité et d'une grande hétérogénéité, diversité et hétérogénéité encore accrues par l'approche historiographique qu'il est nécessaire de ménager sur certaines notions pour les rendre intelligibles et opératoires. Ce complexe terminographique qu'est le vocabulaire de la science du langage permet notamment de comprendre pourquoi la terminologie linguistique n'offre pas les garanties d'économie, de transparence et de cohérence généralement attendues. Dans la mesure où la métalangue suppose une stabilité conceptuelle, elle suppose aussi nécessairement un format commun d'analyse pour généraliser et transmettre les connaissances. Ce format commun ne peut être que celui d'un domaine particulier de la science du langage. Et ce n'est que dans un cadre méthodologique spécifique que l'on peut dans les faits pratiquer une métalangue aussi pauvre que possible, censée garantir l'objectivité scientifique, en limitant l'enrichissement terminologique à la contrainte imposée par les phénomènes théorisés. Il ne peut y avoir en effet dans toute l'étendue du domaine du langage et de son étude de bi-univocité entre le niveau des représentations linguistiques et le niveau des représentations métalinguistiques. Comme l'ont observé de nombreux linguistes, seule une métalangue de calcul et de formalisation permettrait d'accéder à cette position de surplomb de la métalangue à l'égard de ce qui fait l'objet de la linguistique.

Les conceptions terminologiques ici défendues ne récusent donc pas les prétentions de la terminologie linguistique à l'objectivité. Elles les tiennent pour des impératifs très éloignés de ce qui constitue l'observatoire direct de la science du langage. Elles récusent en revanche un idéal terminologique qui, par le biais de la métalangue (décrite comme une sorte de sous-système linguistique), exige de la langue d'être ce qu'elle n'est pas, un corps inerte mis au service du concept.

Cette communication illustrera ces questions par la comparaison et l'analyse de certaines des entrées du Dictionnaire des Sciences du Langage (2004).

Jean-François SABLAYROLLES (CLILLAC (CIEL) Université Paris 7)

jfsablayrolles_AT_wanadoo.fr

“À propos de quelques métanéonymes” Comme tout domaine scientifique, les sciences du langage secrètent leur propre terminologie, mais elles ont cette particularité de recourir dans leurs travaux à l'objet même de leur étude : le langage. La terminologie linguistique relève de ce que l'on nomme le métalangage. Et celui-ci, loin de l'idéal souvent proclamé de monosémie, d'absence de synonymie, présente une grande diversité de termes, variables selon les domaines, les écoles, les époques etc., diversité dont s'efforcent de rendre compte les dictionnaires de linguistique ou de sciences du langage. Cette profusion de termes métalinguistiques est alimentée par la création de néologismes, des néonymes, qu'en croisant ces propriétés de nouveauté, d'appartenance à un domaine spécialisé et de réflexivité nous appellerons des métanéonymes. Les actes de la Journée de l'Association des Sciences du Langage “Que font les linguistes ?”, (à paraître en 2005 chez L'Harmattan, coll. Sémantiques) à laquelle ont participé d'éminents linguistes des diverses branches de notre discipline fournissent un lot non négligeable de métanéonymes. Ils fournissent un corpus de données intéressantes linguistiquement de plusieurs points de vue.

Teresa CABRÉ (Université Pompeu Fabra de Barcelone)

“Quelques indices linguistiques pour l'identification des textes spécialisés” Habituellement l'identification des textes spécialisés se fait à travers une analyse de leurs caractéristiques discursives, donc externes au texte: caractéristiques concernant la production, la transmission et la réception des textes. La plupart des Manuels sur les langues de spécialité établissent éléments d'ordre linguistique (morphologiques, syntaxiques ou lexicaux) conduisant à distinguer les textes spécialisés face aux textes généraux, mais ces éléments ont été établis sans une analyse systématique préalable d'un corpus de textes assez représentatif. Cette intervention, qui s'encadre dans une recherche plus large, va présenter une analyse contrastive empirique de certains traits dans deux corpus: l'un de langue générale, l'autre de langues de spécialité. Cette analyse a été faite à partir du corpus spécialisé de l'IULA concernant six domaines de spécialité (informatique, juridique, médicale, économique, génomique et environnemental).

Laurent GAUTIER (CLILLAC (CIEL) Université de Bourgogne (Dijon))

LGautier_AT_wanadoo.fr

“Syntaxe nominale, prédications “clandestines” et compactage de l'information : éléments de description stylistique de l'allemand juridique” Pour le non-initié, lire un texte juridique est fréquemment ressenti comme une épreuve consistant à décoder, autant que faire se peut, des structures syntaxiques dont le degré de complexité n'est pas sans peser sur le processus de construction du sens. Ce qui est sans doute vrai pour toutes les langues ou presque (cf. le mouvement du plain English), l'est sans doute encore davantage en allemand où le rédacteur juridique peut recourir à tout un arsenal de moyens syntaxiques lui permettant de “compacter” l'information qu'il transmet. Partant de l'hypothèse développée par Peter VON POLENZ (1988) selon laquelle cette densification de l'information ne va pas, le plus souvent, sans une opacification du sens transmis, cette communication visera à analyser les processus mis en œuvre en insistant tout particulièrement sur la dimension de figement qui peut y être observée et qui finit par en faire un trait “stylistique” inhérent à ce type de texte. L'analyse se concentrera ainsi sur la syntaxe nominale, souvent considérée comme l'un des traits caractéristiques de ce “compactage” en allemand. A partir d'occurrences extraites de textes constitutionnels, il s'agira de montrer que la plupart des énoncés rencontrés contiennent, outre une prédication principale du type préd(Arg1, Arg2, …), une ou plusieurs autre(s) prédication(s) “ clandestine(s)” puisque inhérente(s) aux unités jouant le rôle de Arg et qui peuvent être réécrites ­ moyennant la réapparition d'éléments souvent gommés ­ sous la forme Arg1=préd(Arg1', Arg2', …). Outre l'inventaire des moyens morphosyntaxiques existants et qui reposent sur le recours à des N et des A prédicatifs (eine Trassen-Festlegung durch Verordnung ; die in den Gesetzen vorgesehenen anderen Organe), cette étude s'attardera sur le rendement informatif de telles structures qui nécessitent le plus souvent, du côté du récepteur, de “réinjecter” certains actants que seule une connaissance du domaine permet de reconstituer. La démonstration permettra de montrer, en conclusion, que les régularités mises à jour, qui se jouent des classements morphosyntaxiques, reposent sur des structures sémantiques plus profondes qui laissent supposer l'existence de faits de figement de nature conceptuelle.

Référence bibliographique :
VON POLENZ, Peter, _1988. Deutsche Satzsemantik. Grundbegriffe des Zwischen-den-Zeilen-Lesens. (= Sammlung Göschen ; 2226), Berlin / New York : de Grutyer.

Michel LEFÉVRE (VoLTer, UNiversité Paris 4)

lefevre3_AT_9online.fr

“Langues de spécialité dans les premiers périodiques allemands du XVIIème siècle.” Le XVIIème siècle allemand est riche en débats qui concernent la langue allemande, qui doit encore s'imposer face à des idiomes étrangers notamment pour tous les discours spécialisés et de leur terminologie, les « Kunstwörter ». Les journaux périodiques qui comportent des termes et même des passages entiers empruntés à d'autres langues sont donc indéniablement des vecteurs de langue de spécialité. Il s'agit dans cette contribution d'étudier les difficultés que cela posait au lecteur, les structures rédactionnelles qu'il fallait encore faire évoluer pour en arriver à des discours de vulgarisation. Mais on peut aussi considérer que ces insertions de discours spécialisé dans un texte informatif destiné à un grand public n'a pas eu que des effets négatifs : les journaux ont certainement permis d'enrichir la langue allemande d'alors, de faire évoluer des systèmes lexicaux entiers en y intégrant des éléments spécialisés. Ce regard historiquement décalé donne un éclairage nouveau sur un problème déjà d'actualité à l'époque baroque.

Mourad Boughedaoui (CLILLAC (CIEL) Université Paris 5)

bougheda_AT_iut.univ-paris5.fr

Noms composés à particule adverbiale et langues de spécialité Un des procédés lexicogéniques à l'origine des noms composés, auquel linguistes et grammairiens se sont peu intéressés, concerne le phénomène de nominalisation des verbes à particule. A l'instar de la composition en [N + N], mais à un degré moindre, ce procédé est très prolifique en anglais moderne et contemporain. Ceci est essentiellement dû au fait que les verbes à particule, à partir desquels un grand nombre de ces noms composés sont dérivés, constituent l'un des aspects les plus importants et les plus productifs du système verbal anglais. Dans la littérature qui leur est consacrée, ce manque d'intérêt peut être expliqué par le fait qu'un grand nombre de ces noms composés appartiennent à des sous-registres sociolinguistiques de la langue, tels que l'argot, les dialectes, la conversation familière, et plus particulièrement aux différents jargons techniques et scientifiques. L'objet de la présente étude est de faire, dans un premier temps, un état des lieux concernant les différents aspects des noms composés à particule adverbiale et, dans un deuxième temps, d'évaluer leur prolifération en langue de spécialité, sous l'impulsion des besoins de la technologie à dénommer de nouveaux concepts.

Michel SIMON (CLILLAC (CIEL) Université Paris 7)

Michel Simon

Fonctionnement des verbes complexes anglais dans la langue économique Les phrasal verbs les plus prolifiques dans le domaine économique relèvent soit du domaine cinétique, soit de la terminologie spécifique de l'économie (cf. sell off, win over). Les premiers prennent souvent plusieurs particules (multirection), les seconds beaucoup moins. Les particules les plus employées (up/out) sont téliques. A noter qu'un petit nombre de verbes simples se qualifient pour cumuler une triple « originalité » : 1. rection de plusieurs particules ; 2. profusion d'occurrences ; 3. capacité à changer de valence. Sur le plan syntaxico-sémantique, si la « stabilité de valence » est omniprésente [88% des verbes] ; n'apparaît en revanche qu'un très petit nombre de cas d'« augmentation de valence » [à peine 2%], tandis que la « diminution de valence » représente environ 10% des « phrasal verbs » du corpus. L'étude de la « sémantique verbale » confirme qu'il y a bien corrélation entre les procès d'achèvement et le niveau 3 (notionnel) des phrasal verbs. Enfin, sur le plan tropique, ces « phrasal verbs » participent d'une entreprise linguistique qui consiste à comparer l'Economie à une vaste machine, dont le but est de produire ­ grâce au temps, symbolisé par la métaphore de l'eau ­ toujours plus d'énergie et de richesse.

recherche/conf/ciel/langues-spe.txt · Dernière modification: 2009/03/20 08:21 par Pascal Cabaud