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Centre d'Études Hispaniques



Présentation

Le Centre hispanique réunit un ensemble de chercheurs spécialistes de la civilisation et de l'histoire de l'Espagne et de l'Amérique latine contemporaine qui privilégient, dans la construction de leurs objets, une approche pluridisciplinaire (sciences politiques, histoire, sociologie, anthropologie, littérature) et comparative. Autour de ces orientations communes s'est constitué un groupe de travail qui s'exprime conjointement à travers de séminaires de recherche périodiques, des colloques internationaux et des publications régulières. La spécificité du Centre est d'introduire des perspectives comparatives, tant au sein même du monde hispanique, qu'avec d'autres “aires culturelles”.

Trois axes thématiques :

Histoire comparée des migrations

Une des problématiques abordée par les chercheurs du centre est celle de la mobilité. Les études migratoires constituent un des angles d'approche des relations inter-culturelles ; dans ce cas entre nationaux et étrangers, mais également entre différents pays : pays d'émigration et pays d'immigration, dans la vision d'un monde interconnecté. Les enquêtes engagées par l'équipe abordent trois principaux aspects :

  • Exils/Migrations : Il s'agit d'aborder l'expérience migratoire (émigration-immigration) dans un cadre analytique qui soit plus proche des acteurs, sans procéder à une distinction préalable entre exil politique et immigration économique. L'objectif est de développer une analyse systématique des interactions entre exilés/réfugiés et immigrés en s'appuyant sur des études de cas dans une optique comparative.
  • Les politiques publiques migratoires dans une perspective comparative : Nous les abordons comme espace d'interaction des cadres locaux, nationaux et internationaux ainsi que dans une triple perspective : la première est centrée sur l'histoire des idées, aussi bien celles qui reflètent le climat général de la période, que celles plus étroitement liées au problème migratoire. La deuxième concerne la législation, les dispositions destinées à réguler le flux migratoire comme la célébration de traités internationaux entre les pays récepteurs et les pays qui expulsent la main-d'oeuvre. La troisième permet de s'interroger sur les articulations entre les politiques publiques et les pratiques institutionnelles concrètes.
  • Les migrations internationales dans l'ère des États-nations : Il s'agit ici de repenser le problème de l'intégration à partir des expériences individuelles, en mesurant le processus d'intégration sociale des migrants à travers les indicateurs de ségrégation urbaine, d'endogamie matrimoniale et de formes de sociabilité (types et caractéristiques des associations volontaires, composition et stratégies des élites migratoires dirigeantes) en considérant que ces données permettent d'aborder le phénomène migratoire dans son intégralité, exil politique compris.

Nation et nationalismes dans le monde ibérique

Les études existantes sur la nation et les nationalismes se fondent principalement sur un modèle d'analyse bâti sur l'observation des processus de construction nationale en Europe occidentale, ce qui explique que les essais théoriques produits lors du dernier quart de siècle et largement repris par les historiens pour construire leurs modèles d'analyse n'accordent à l'Amérique latine qu'une place marginale et expliquent mal en général le processus dans le monde hispanique. Les travaux sont ici destinés aussi bien à aborder la spécificité des processus latino-américains a déclenchés par la révolution libérale espagnole du début du XIXe qu'à construire un cadre d'analyse conjoint au monde hispanique contemporain. Les enquêtes doivent permettre d'étudier plusieurs aspects :

  1. Souveraineté et État-nation. On aborde ici un des problèmes spécifiques que pose le principe de la souveraineté de la nation et des droits des peuples à se gouverner eux-mêmes. La souveraineté du peuple devient dans le monde hispanique la souveraineté « des peuples », ouvrant un processus de “ territorialisation ” de la souveraineté. Il s'agit donc d'envisager l'analyse conjointe des processus latino-américains (dans lesquels le fédéralisme apparaît comme une solution à ce problème) et espagnols.
  2. La construction des imaginaires nationaux. Analyse de la mise en place d'une politique de construction d'un récit de la nation comme communauté historique et culturelle homogène. Les travaux étudient aussi bien les récits historiographiques que les politiques d'aménagement urbain (monuments, lieux de mémoire) et la production d'une peinture historique.
  3. Sociabilité et nation visent à étudier comment s'articulent dans les pratiques quotidiennes les identités collectives qui peuvent renvoyer à des appartenances ethniques des nationaux ou des étrangers et les nouvelles valeurs qui renvoient à la nation comme communauté de citoyens. On aborde par ce biais un des problèmes centraux des études sur la construction de la nation moderne : celui des modalités de coexistence de deux références contradictoires de la nation : la référence universaliste et la référence particulariste.

Politiques des droits de l'homme

Analyse de l'évolution dans un cadre chronologique des droits de l'homme en Europe, et évolution de l'Europe en matière de droits de l'homme, en partant de « la base légale des différents droits et libertés qui existent ou s'inscrivent dans un cadre juridique. Ces études sont abordées aussi bien dans le cadre des études européennes (Andrée Bachoud co-directrice avec Esther Martinez Quinteiro Université de Salamanque du groupe «Europe et droits de l'homme ». Centre culturel européen dirigé par Robert Frank) que dans celles des exils, en particulier le rôle de la politique des droits de l'homme dans la construction des exilés latino-américains du XXe siècle comme acteurs politiques.

Publications du CHE

  • BACHOUD A., CUESTA J., TREBITSCH M. (dir.), Les intellectuels et l'Europe de 1945 à nos jours, Paris 7, 2000, 296 p.
  • Exils et migrations ibériques au XXe siècle, n°1, Paris 7-CERIC, s/d, 137 p.
  • Exils et migrations ibériques au XXe siècle, n°2, Paris 7-CERIC, s/d, 174 p.
  • Exils et migrations ibériques au XXe siècle, n°3/4, Paris 7- CERIC-AEMIC, 1997, 246 p.
  • Exils et migrations ibériques au XXe siècle, « Migrations ibériques vers l'Amérique latine », n°5, Paris 7-CERIC, 1998, 350 p.
  • Exils et migrations ibériques au XXe siècle, « 60 ans d'exil républicain : des écrivains espagnols entre mémoire et oubli », n°6, Paris 7-CERIC-CERMI, 1999, 344 p.
  • Exils et migrations ibériques au XXe siècle, « Les politiques publiques face au problème migratoire » n°7, Paris 7-CERIC-CERMI, 1999, 218 p.
  • Exils et migrations ibériques au XXe siècle, « 60 ans dexil républicain : des poètes espagnols entre mémoire et oubli. Anthologie », n°8, Paris 7-CERIC-CERMI, 2000, 341 p.
  • DEVOTO Fernando, GONZALEZ-BERNALDO Pilar (dir.), Émigration politique. Une perspective comparative. Paris, L'Harmattan, 2001.
  • Pilar González Bernaldo, Manuela Martini et Marie-Louise Pelus-Kaplan, (dir.) Étrangers et sociétés. PUR, 2008, 482 p.
2008/08/09 07:33

Programmes de cooperation

recherche/ict-civi/che/index.txt · Dernière modification: 2014/06/24 18:02 (modification externe)