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user:francoise_richer

Françoise Richer-Rossi

Adresse postale Université Paris Diderot,
UFR EILA, case 7002,
75205 Paris cedex 13
Courrier électronique fricher@eila.univ-paris-diderot.fr
  • Maître de conférences hors classe
  • Présidente de jury du Master MCCT
  • Responsable pédagogique du Master MCCT ( Management culturel et communication trilingue )
  • Responsable de la civilisation espagnole en L2 et L3
  • Membre élue du Conseil de Gestion de l'UFR EILA
  • ex-directrice adjointe du laboratoire ICT ( Identités Cultures Territoires )

Enseignement

Publications

D’une culture à l’autre. Bras de fer et brassage(s) sous la direction de Françoise Richer-Rossi
Michel Houdiard éditeur, 2017, 248 pages.

D’une culture à l’autre. Bras de fer et brassage(s) Quand les cultures se rencontrent, quand les regards se croisent et que les valeurs se mesurent à des aunes différentes, quand la découverte se révèle source d’interrogation, de défiance mais aussi d’enthousiasme et de richesse, s’ouvre alors le large éventail des approches entre crainte et séduction, médiation et négociation, bras de fer et de brassage(s). Les échanges culturels se trouvent au cœur de cet ouvrage. 13 enseignants-chercheurs et professionnels du monde des arts y livrent des réflexions et des témoignages sur l’engagement intellectuel et politique en Afrique, Amérique, Asie, Europe. Ils soulignent la part du dialogue tant sur le plan humain qu’économique et social et nous invitent à la pluralité des regards. Aussi le livre prend-il divers chemins ; il nous emmène du musée d’Orsay à l’Art Institute de Chicago, mais aussi à la Galleria civica d’arte moderna e contemporanea de Turin. Il fait une pause dans la rue où le street art égaie le quotidien en racontant leur ville aux passants. Il donne des exemples d’engagements culturels ambitieux dans des continents lointains et même dans des pays en guerre. Il se penche sur la problématique des langues dans le cadre d’œuvres cinématographiques et de publicités qui transportent des stéréotypes culturels via la globalisation des marchés.
Il n’y a pas de cultures individuelles mais une seule Culture qui les englobe toutes, depuis l’Islande des sagas à la Russie de La Geste du prince Igor, depuis l’Amérique du Popol Vuh au Japon millénaire de Madame Murasaki ou aux grands poètes chinois de la dynastie Tang. C’est pour cette raison que la traduction existe : elle unifie des traditions diverses, elle facilite l’entrée en des lieux inaccessibles, elle suscite des mouvements littéraires ou artistiques, elle agite sans cesse le shaker du génie humain pour en tirer le cocktail qui tonifie les esprits et les cœurs de tous.
Luis Alberto de Cuenca, Real Academia de la Historia, Madrid



Centres pluriculturels et circulation des savoirs (XVe – XXIe siècles) sous la direction de Françoise Richer-Rossi et Stéphane Patin
Michel Houdiard éditeur, 2015, 251 pages.

Centres pluriculturels et circulation des savoirs Cet ouvrage invite à la pluralité des regards et à leur renversement. S’y multiplient des approches historiques, civilisationnelles, sociologiques et linguistiques qui éclairent rencontres et replis, dialogue et incompréhension, résistance et domination. Venise ou Naples, Madrid, Barcelone ou Séville, centres actifs et reconnus, « villes-monde » au sens de Fernand Braudel, deviennent les lieux privilégiés d’enjeux culturels, de véritables foyers de diffusion de connaissances, des plaques tournantes d´échanges intellectuels. Le pluriculturalisme, forcé, fortuit ou volontaire, mais dans tous les cas, inhérent à ces carrefours culturels et à l´espace urbain, est la conséquence d’un contexte économique et politique : des individus, des communautés fréquentent les mêmes lieux, observent ensemble des règles, participent parfois à un même projet. Cet ouvrage met en exergue les enjeux à l’œuvre dans ces ensembles de configurations et fait découvrir des cas emblématiques d’échanges intellectuels, artistiques et politiques en analysant leur dynamique. Les auteurs considèrent ces lieux de convergences, mais de contradictions aussi, entre Ancien et Nouveau Monde, Orient et Occident, Nord et Sud, selon une diversité de points de vue, en les situant dans le temps et dans l’espace tout en rendant compte de leur rôle dans la circulation des savoirs et de la complexité de leurs dialectiques. Qu’il s’agisse d’échanges linguistiques, économiques, littéraires ou culturels, tous sont les reflets des influences qu’ils exercent ou qu’ils subissent. Et le tissu urbain n’en est pas simplement témoin. Il en porte la trace et y participe. Enrichi de sonorités nouvelles, le texte urbain se répand, dans toute la tessiture de ses rencontres plurielles, pour mieux transmettre une histoire, une culture, et diffuser des connaissances inédites vers d’autres lieux et d’autres espaces de création.



Minorités ethniques et religieuses ( XVe – XXIe siècles ) La voie étroite de l’intégration sous la direction de Françoise Richer-Rossi
Michel Houdiard éditeur, 2014, 252 pages.

Minorités ethniques et religieusesLa gypsy girl du Musée des mosaïques de Gaziantep orne la couverture de cet ouvrage. Son regard anxieux de près de dix-huit siècles envoûte, nous poursuit, et renvoie à une inexorable actualité. Parce que les minorités ethniques et religieuses sont au cœur du débat actuel sur l’identité, la nation ou le multiculturalisme, cet ouvrage s’attache à étudier le sort de diverses communautés, le plus souvent victimes de conquêtes ou de bouleversements politiques, et leur difficile intégration dans des États soucieux de « normalisation sociale ». Pour mieux comprendre le présent, appréhender le passé est nécessaire. Aussi les contributions de cet ouvrage embrassent-elles une période qui s’étend du XVe siècle jusqu’au nôtre. De l’Europe à l’ancienne Perse, en passant par l’Afrique du nord, elles recouvrent ces immenses espaces pour mieux souligner la volonté de domination des États et leur soif d’uniformisation qui nient sans appel les droits politiques des minorités. En partant de l’hypothèse foucaldienne d’une tentative, constante, de « normalisation sociale », cette étude compa-rative multiplie les exemples de domination exercés, depuis le Moyen Âge, sur les populations qui se sont déplacées ou ont été déplacées pour des raisons diverses (économiques, sociopolitiques, et/ou culturelles et religieuses). Elle analyse comment le pouvoir politique exerce sa violence normalisatrice par une série de mesures administratives afin d’établir des sous-groupes hiérarchisés auxquels il attribue des droits spécifiques. Cette étude souligne ainsi l’une des stratégies des États pour contrôler les populations sédentarisées ou non : discriminer l’Autre pour mieux le « minoriser » et l’exclure.



L’Autre et ses représentations au cinéma. Idéologies et discours sous la direction de Françoise Richer-Rossi
L’Harmattan éditeur, 2013, 265 pages.

L’Autre et ses représentations au cinéma Altérité, disparité, ethnocentrisme, taxinomie, racisme… autant de concepts protéiformes que les auteurs de cet ouvrage ont creusés en révélant la richesse d’œuvres cinématographiques de différentes aires culturelles et linguistiques de quatre continents : Afrique, Amérique, Asie, Europe. Les films analysés abordent la colonisation des continents africain et américain (Man to Man, Alba de América), les guerres, l’oppression des dominants et la haine de l’ennemi intérieur ou extérieur (Bruegel, le moulin et la croix, Capitaine Alatriste, Les quatre cavaliers de l’Apocalypse, Mare nostrum, ainsi que des films de propagande nazie), l’exclusion (Hijack stories, The wooden camera, White Wedding, Latcho Drom), l’incompréhension sous toutes ses formes (Esquilache, Gatsby, Les femmes du 6e étage, Big shot).

Autochtone déshumanisé et chosifié, ennemi ou occupant, indésirable, être difforme ou mystérieux, l’Autre voit son image brouillée par l'ignorance, par une absence de (re-)connaissance, et la mise à distance.

Véhicule d’objets sémiologiques menant à l’universel et à l’atemporalité du discours, le cinéma appartient aux langues officielles que reconnaît l'O.N.U. Sa mise en image(s) présente et représente, suggère, engage et dénonce. Elle participe ainsi à l’éveil de la conscience d’un spectateur métaphorisé, cet Autre pour lequel on écrit et on filme.



Les médias à l’épreuve du réel sous la direction d'Anne-Marie Bernon-Gerth, Liliane Crips, Nicole Gabriel et Françoise Richer-Rossi
Michel Houdiard éditeur, 2012, 148 pages.

Les médias à l'épreuve du réel L’ objectif de cet ouvrage est de réunir, dans une approche critique, des points de vue comparés sur les médias de différentes aires culturelles et linguistiques occidentales (Grande-Bretagne, Italie, Espagne, Allemagne, États-Unis), à travers des productions qui ont pour ambition de refléter le réel comme les actualités, le documentaire, ou les fictions cinématographiques. L’ensemble des chapitres dresse un portrait global de la réalité, avec les normes et les valeurs véhiculées dans ces médias à partir de perspectives diverses. Après des siècles de triomphe de l’écrit, on est passé – selon la terminologie de Marshall Mc Luhan – de la galaxie de Gutenberg à celle de Marconi, et la domination du concept a été mise à rude épreuve par l’arrivée triomphale de l’image et du son. Photographie, cinématographie, radio et télévision ont exploré, façonné, voire transformé, sinon la réalité elle-même, du moins la perception que nous en avons. A l’échelle de la planète, le rapport à l’espace et au temps a été bouleversé. L’image et le son exercent un pouvoir de fascination auquel il est difficile de se soustraire parce que c’est le corps tout entier qui est sollicité. Par l’immédiateté de l’expérience, ces nouvelles techniques induisent aussi une plus grande porosité des frontières entre le réel et l’imaginaire. D’Hollywood à Berlin, en passant par Londres, Madrid et Rome, les représentations médiatiques ont joué sur toute la gamme des affects pour distraire, convaincre, émouvoir, mystifier/démystifier, ou terroriser.

user/francoise_richer.txt · Dernière modification: 2017/11/04 10:23 par Francoise Richer