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user:francoise_richer

Françoise Richer-Rossi

Maître de conférences habilitée à diriger des recherches en civilisation espagnole

Adresse postale Université Paris Diderot,
UFR EILA, case 7002,
75205 Paris cedex 13
Courrier électronique fricher@eila.univ-paris-diderot.fr
  • Responsable pédagogique du Master MCCT ( Management culturel et communication trilingue )
  • Présidente de jury du Master 2 MCCT
  • Responsable de la civilisation espagnole en L2 et L3
  • Membre élue du Conseil de Gestion de l'UFR EILA
  • Co-directrice de l'axe 3 : Savoirs, circulations et représentations - Laboratoire ICT (Identités Cultures Territoires)
  • Ex-directrice adjointe du laboratoire ICT

Enseignement

Domaines de recherche

  • Échanges culturels
  • Impact du monde espagnol dans la Cité des doges et en Italie. Réseaux éditoriaux. Traductions et auto-traductions.
  • Récits de voyages. Découverte et conquête de l’Amérique.
  • Représentations cinématographiques de l’Espagne et leur résonance dans la société espagnole contemporaine

Publications

Alfonso de Ulloa, historiographe. Discours politiques et traductions de Françoise Richer-Rossi
Préface Augustin Redondo, postface Jean-Michel Benayoun, directeur de collection Jean-Michel Benayoun
Michel Houdiard éditeur, 2018, 478 pages.

Alfonso de Ulloa, historiographe Ayant quitté l’Espagne, son pays natal, vers 1545, Alfonso de Ulloa s’installe adolescent à Venise pour y rester jusqu’à sa mort. Pendant plus de vingt ans, il écrit sur des thèmes extrêmement variés, mais c’est à l’histoire qu’il consacre ses ouvrages les plus personnels, à une époque particulièrement troublée : affrontements de Charles Quint, puis de Philippe II, avec la France et les Turcs ; lutte contre les protestants ; Concile de Trente ; soulèvement des morisques ; révolte des colons d’Amérique …

Alfonso de Ulloa fut un homme passionné par l’histoire de son temps, celle de l’Espagne, de l’Italie, de l’Empire ottoman, du Nouveau Monde. Mais ce qui fait l’unité de ces livres de nature si différente - biographies, Commentaires, traductions -, c’est le but qu’il poursuit : apparaître comme un médiateur entre sa patrie d’origine, l’Espagne, et sa terre d’adoption, Venise. Dans ces ouvrages, le polygraphe déploie ses talents. Écrivain, il offre aux lecteurs des textes aboutis qui ne laissent rien aux hasards politiques. Traducteur, il reformule, remanie, amende. Bilingue, il passe de l’espagnol à l’italien et de l’italien à l’espagnol, cherchant à satisfaire, dans un contexte politique tendu, les attentes de lecteurs variés.

« Françoise Richer-Rossi apporte des réponses très éclairantes, après plusieurs années d’une investigation assidue, de même qu’elle met bien en évidence les spécificités du rôle de passeur qu›a joué cet Espagnol implanté à Venise dans une perspective qui lui permet de valoriser sa propre activité, mais aussi la politique menée par son pays d’origine, tout en ménageant les intérêts de la cité qui l’a accueilli. » Augustin Redondo




Les métissages culturels. Patrimoine, arts, langues Françoise Richer-Rossi (éd.)
Préface Barbara Honrath, directeur de collection Jean-Michel Benayoun
Michel Houdiard éditeur, 2018, 219 pages.

Les métissages culturels. Patrimoine, arts, langues Les métissages culturels ne sont pas une utopie moderne : loin du phénomène de mode, ce concept anthropologique protéiforme résiste à se laisser enfermer dans un champ d’activités restreint.
Écrites en français, en anglais et en espagnol, les quinze contributions de cet ouvrage doivent beaucoup à la mondialisation tant les voyages et les médias numériques accélèrent et multiplient les contacts et l’éventail des possibles. Elles témoignent de plusieurs cultures, de plusieurs formes d’art - peinture, sculpture, cinéma, photo, publicité… - et de supports - festivals, expositions, collections… Elles analysent la notion de métissages culturels à partir d’une variété d’approches : métissages entre nations voisines ou éloignées, métissages entre différentes expressions artistiques, métissages des représentations et métissages des messages délivrés. Au travers d’analyses objectives et d’aires géographiques variées - France, Espagne, Royaume-Uni, Colombie, Pérou, Afrique du Sud -, professionnels du monde de la culture, amateurs et enseignants-chercheurs fournissent non pas des exemples de rencontres et de parcours parallèles mais d’interactions : autant de stratégies de création sous-tendues par le désir et le besoin d’échanges adaptés à un monde globalisé, qu’il s’agisse de formes d’art, de pensée, d’écritures cinématographiques ou encore de supports publicitaires.
Comme les moucharabiehs du MUCEM qui ornent la couverture de l’ouvrage, les métissages culturels savent jouer de l’ombre et de la lumière. Patente, la consommation accrue de biens culturels produit des effets bénéfiques pour l’ensemble de la société et l’on assiste à des politiques culturelles de plus en plus inventives auxquelles on reproche, cependant, de s’intéresser parfois plus aux dividendes qu’au profit équitable d’une population en retrait de ces actions éducatives et d’ouverture sur le monde.




D’une culture à l’autre. Bras de fer et brassage(s) Françoise Richer-Rossi (éd.)
Préface Luis Alberto de Cuenca - Real Academia de la Historia. Madrid, directeur de collection Jean-Michel Benayoun
Michel Houdiard éditeur, 2017, 248 pages.

D’une culture à l’autre. Bras de fer et brassage(s) Quand les cultures se rencontrent, quand les regards se croisent et que les valeurs se mesurent à des aunes différentes, quand la découverte se révèle source d’interrogation, de défiance mais aussi d’enthousiasme et de richesse, s’ouvre alors le large éventail des approches entre crainte et séduction, médiation et négociation, bras de fer et de brassage(s). Les échanges culturels se trouvent au cœur de cet ouvrage. 13 enseignants-chercheurs et professionnels du monde des arts y livrent des réflexions et des témoignages sur l’engagement intellectuel et politique en Afrique, Amérique, Asie, Europe. Ils soulignent la part du dialogue tant sur le plan humain qu’économique et social et nous invitent à la pluralité des regards. Aussi le livre prend-il divers chemins ; il nous emmène du musée d’Orsay à l’Art Institute de Chicago, mais aussi à la Galleria civica d’arte moderna e contemporanea de Turin. Il fait une pause dans la rue où le street art égaie le quotidien en racontant leur ville aux passants. Il donne des exemples d’engagements culturels ambitieux dans des continents lointains et même dans des pays en guerre. Il se penche sur la problématique des langues dans le cadre d’œuvres cinématographiques et de publicités qui transportent des stéréotypes culturels via la globalisation des marchés.
Il n’y a pas de cultures individuelles mais une seule Culture qui les englobe toutes, depuis l’Islande des sagas à la Russie de La Geste du prince Igor, depuis l’Amérique du Popol Vuh au Japon millénaire de Madame Murasaki ou aux grands poètes chinois de la dynastie Tang. C’est pour cette raison que la traduction existe : elle unifie des traditions diverses, elle facilite l’entrée en des lieux inaccessibles, elle suscite des mouvements littéraires ou artistiques, elle agite sans cesse le shaker du génie humain pour en tirer le cocktail qui tonifie les esprits et les cœurs de tous.
Luis Alberto de Cuenca, Real Academia de la Historia, Madrid




Centres pluriculturels et circulation des savoirs (XVe – XXIe siècles) Françoise Richer-Rossi et Stéphane Patin (éd.)
Préface Jean-Michel Benayoun, directeur de collection Jean-Michel Benayoun
Michel Houdiard éditeur, 2015, 251 pages.

Centres pluriculturels et circulation des savoirs Cet ouvrage invite à la pluralité des regards et à leur renversement. S’y multiplient des approches historiques, civilisationnelles, sociologiques et linguistiques qui éclairent rencontres et replis, dialogue et incompréhension, résistance et domination. Venise ou Naples, Madrid, Barcelone ou Séville, centres actifs et reconnus, « villes-monde » au sens de Fernand Braudel, deviennent les lieux privilégiés d’enjeux culturels, de véritables foyers de diffusion de connaissances, des plaques tournantes d´échanges intellectuels. Le pluriculturalisme, forcé, fortuit ou volontaire, mais dans tous les cas, inhérent à ces carrefours culturels et à l´espace urbain, est la conséquence d’un contexte économique et politique : des individus, des communautés fréquentent les mêmes lieux, observent ensemble des règles, participent parfois à un même projet. Cet ouvrage met en exergue les enjeux à l’œuvre dans ces ensembles de configurations et fait découvrir des cas emblématiques d’échanges intellectuels, artistiques et politiques en analysant leur dynamique. Les auteurs considèrent ces lieux de convergences, mais de contradictions aussi, entre Ancien et Nouveau Monde, Orient et Occident, Nord et Sud, selon une diversité de points de vue, en les situant dans le temps et dans l’espace tout en rendant compte de leur rôle dans la circulation des savoirs et de la complexité de leurs dialectiques. Qu’il s’agisse d’échanges linguistiques, économiques, littéraires ou culturels, tous sont les reflets des influences qu’ils exercent ou qu’ils subissent. Et le tissu urbain n’en est pas simplement témoin. Il en porte la trace et y participe. Enrichi de sonorités nouvelles, le texte urbain se répand, dans toute la tessiture de ses rencontres plurielles, pour mieux transmettre une histoire, une culture, et diffuser des connaissances inédites vers d’autres lieux et d’autres espaces de création.




Minorités ethniques et religieuses ( XVe – XXIe siècles ) La voie étroite de l’intégration Françoise Richer-Rossi (éd.)
Préface Patrick Renaud et Ivan Bajomi, Postface Bartolomé Bennassar, directeur de collection Jean-Michel Benayoun
Michel Houdiard éditeur, 2014, 252 pages.

Minorités ethniques et religieusesLa gypsy girl du Musée des mosaïques de Gaziantep orne la couverture de cet ouvrage. Son regard anxieux de près de dix-huit siècles envoûte, nous poursuit, et renvoie à une inexorable actualité. Parce que les minorités ethniques et religieuses sont au cœur du débat actuel sur l’identité, la nation ou le multiculturalisme, cet ouvrage s’attache à étudier le sort de diverses communautés, le plus souvent victimes de conquêtes ou de bouleversements politiques, et leur difficile intégration dans des États soucieux de « normalisation sociale ». Pour mieux comprendre le présent, appréhender le passé est nécessaire. Aussi les contributions de cet ouvrage embrassent-elles une période qui s’étend du XVe siècle jusqu’au nôtre. De l’Europe à l’ancienne Perse, en passant par l’Afrique du nord, elles recouvrent ces immenses espaces pour mieux souligner la volonté de domination des États et leur soif d’uniformisation qui nient sans appel les droits politiques des minorités. En partant de l’hypothèse foucaldienne d’une tentative, constante, de « normalisation sociale », cette étude compa-rative multiplie les exemples de domination exercés, depuis le Moyen Âge, sur les populations qui se sont déplacées ou ont été déplacées pour des raisons diverses (économiques, sociopolitiques, et/ou culturelles et religieuses). Elle analyse comment le pouvoir politique exerce sa violence normalisatrice par une série de mesures administratives afin d’établir des sous-groupes hiérarchisés auxquels il attribue des droits spécifiques. Cette étude souligne ainsi l’une des stratégies des États pour contrôler les populations sédentarisées ou non : discriminer l’Autre pour mieux le « minoriser » et l’exclure.




L’Autre et ses représentations au cinéma. Idéologies et discours sous la direction de Françoise Richer-Rossi
Préface Vincent Lowy, postface Michel Prum, directeur de collection Michel Prum
L’Harmattan, 2013, 265 pages.

L’Autre et ses représentations au cinéma Altérité, disparité, ethnocentrisme, taxinomie, racisme… autant de concepts protéiformes que les auteurs de cet ouvrage ont creusés en révélant la richesse d’œuvres cinématographiques de différentes aires culturelles et linguistiques de quatre continents : Afrique, Amérique, Asie, Europe. Les films analysés abordent la colonisation des continents africain et américain (Man to Man, Alba de América), les guerres, l’oppression des dominants et la haine de l’ennemi intérieur ou extérieur (Bruegel, le moulin et la croix, Capitaine Alatriste, Les quatre cavaliers de l’Apocalypse, Mare nostrum, ainsi que des films de propagande nazie), l’exclusion (Hijack stories, The wooden camera, White Wedding, Latcho Drom), l’incompréhension sous toutes ses formes (Esquilache, Gatsby, Les femmes du 6e étage, Big shot).

Autochtone déshumanisé et chosifié, ennemi ou occupant, indésirable, être difforme ou mystérieux, l’Autre voit son image brouillée par l'ignorance, par une absence de (re-)connaissance, et la mise à distance.

Véhicule d’objets sémiologiques menant à l’universel et à l’atemporalité du discours, le cinéma appartient aux langues officielles que reconnaît l'O.N.U. Sa mise en image(s) présente et représente, suggère, engage et dénonce. Elle participe ainsi à l’éveil de la conscience d’un spectateur métaphorisé, cet Autre pour lequel on écrit et on filme.


user/francoise_richer.txt · Dernière modification: 2019/04/03 13:52 par Francoise Richer