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VADEMECUM

MÉMOIRE DE TRADUCTION, DE TERMINOLOGIE ET DE DOCUMENTATION

(Voir addendum de P.Minacori)

MODE D’EMPLOI

Depuis l’année scolaire 2000-2001, les étudiants du MASTER2PRO sont appelés à élaborer un mémoire unique de traduction et de terminologie à la place des deux mémoires séparés, l’un de traduction, l’autre de terminologie, qui leur étaient jusqu’alors demandés. Cela a représenté un certain allégement de leur charge de travail et a permis également d’établir un lien plus étroit entre l’activité de traduction et le travail terminologique. Après une période de rodage, ce nouveau mémoire a fait ses preuves mais il est évident que des aménagements pourront encore être apportés à cette nouvelle formule en fonction des enseignements de cette année.

AVERTISSEMENT

Ce mode d’emploi définit un cadre commun d’organisation du mémoire de traduction et de terminologie.

Le mémoire a pour objectif, d’une part, de permettre aux étudiants d’aborder la traduction spécialisée en vraie grandeur (à travers un texte d’une taille suffisante) et de remettre un travail de qualité professionnelle, tant sur le plan de la traduction proprement dite que sur celui de la présentation.

Il a pour mission, d’autre part, de présenter les résultats d’un travail terminologique à deux volets.

Dans un premier temps, les étudiants feront une recherche terminologique succincte mais indispensable sur l’ensemble des termes porteurs de sens du texte à traduire, et éventuellement sur des termes (donc sur des notions) ne figurant pas dans le texte à traduire mais dont la compréhension est nécessaire pour faire une bonne traduction.

Dans un second temps, ils réaliseront une recherche systématique autour d’un mini-domaine traité dans le texte à traduire (de préférence, le domaine principal) qu’ils chercheront à décrire de la manière la plus complète possible.

L’esprit du mémoire est de montrer à la fois l’intérêt immédiat de la démarche terminologique pour la réalisation d’une traduction spécialisée et la portée plus large d’un travail terminologique plus systématique. Cependant, il ne s’agit nullement d’un mémoire comparable à un mémoire de maîtrise. En effet, plus qu’un travail de “recherche” à finalité universitaire, c’est un travail à vocation professionnelle sur un projet de traduction et sur deux types d’applications terminologiques.

Il est l’occasion pour l’étudiant(e) d’affirmer un choix de spécialité (scientifique, technique, économique ou financier) qui, combiné au choix d’une langue de départ, va déterminer le choix de deux directeurs de mémoire (un enseignant de traduction et un enseignant de terminologie pour les parties traduction et terminologie respectivement) et des besoins de recherches documentaires spécifiques. Cette définition a deux conséquences étroitement liées :

1· chaque mémoire de traduction et de terminologie constitue un projet unique, contrairement à ce qui se passerait dans un exercice où l’enseignant demanderait à tous les étudiants de traduire un même texte, de la même longueur, dans des conditions rigoureusement identiques ou de construire la même base de données terminologiques ;

2· ce mode d’emploi constitue une norme indicative, notamment pour la partie traduction, à laquelle les enseignants vont se réfèrer pour définir avec l’étudiant(e) le cahier des charges spéecifique à chaque projet, comme c’est le cas dans une relation demandeur d’ouvrage-traducteur ou client-fournisseur.

Le mémoire de traduction et de terminologie est donc un exercice individuel, assorti de risques et d’incertitudes au même titre qu’un travail professionnel (la question essentielle pour l’étudiant(e) étant “suis-je capable de traduire ce type de texte et de créer une base de données associée ou non, en respectant mon cahier des charges ?”).

CHOIX DU TEXTE À TRADUIRE

Il appartient à l’étudiant(e), sous réserve de l’accord d’un enseignant de traduction et des conditions suivantes :

  • Il doit relever d’un domaine spécialisé (scientifique, technique, économique ou financier…) quel que soit le support (article, livre, brochure, manuel d’utilisation, documentation, etc.).
  • Il doit s’agir d’un texte récent (de l’année pour une revue, de moins de trois ans pour un livre) rédigé dans la langue maternelle de l’auteur (anglais, allemand, espagnol, portugais, pour les textes choisis par les étudiants francophones, français – sous certaines conditions d’organisation de la correction du mémoire – pour les non-francophones).
  • Il doit s’agir d’un texte qui n’a pas été traduit, ce qui exclut notamment les revues qui ont des éditions en plusieurs langues, particulièrement en français (par exemple, Scientific American).
  • Il doit comporter une dizaine de pages (18 000 à 20 000 signesenviron) dans la langue de départ. Le nombre de signes traduits sera indiqué en fin de mémoire. L’étudiant(e) a la possibilité, en accord avec son enseignant de traduction, d’effectuer une, voire plusieurs coupes, à condition d’éviter le tronçonnage, de signaler clairement les coupes par […] et de joindre en annexe le texte non tronqué.
  • Il sera remis sous forme de textes source et cible alignés sur la base du paragraphe.
  • Il est recommandé d’aller consulter une personne compétente dans le domaine au moment du choix du sujet et il est indispensable de s’appuyer sur cette personne en cours de travail pour l’élucidation des passages les plus techniques et la validation du vocabulaire. (Des spécialistes d’un grand nombre de domaines travaillent dans notre université.) Les experts devront recevoir une copie de ce mode d’emploi et ne devront pas procéder à une révision du texte. Au-delà de l’élucidation des passages les plus techniques et de la validation du vocabulaire, leur rôle pourra consister à repérer les erreurs de fond, critiquer les choix d’expression et à orienter l’étudiant(e) vers de nouvelles pistes de recherche. Ils auront également un rôle de valideurs des informations contenues dans la base de données terminologiques.

Le texte choisi sera soumis à l’enseignant de traduction pour accord. L’étudiant(e) pourra consulter l’enseignant en cas de difficulté spécifique, ou de conditions particulières (texte dont la traduction est souhaitée par l’entreprise de stage, confidentialité, etc.). En ce qui concerne la partie traduction, l’étudiant(e) et l’enseignant de traduction conviendront dès l’acceptation du texte des conditions et modalités du travail et de son suivi (suivi collectif ou individualisé en cours, suivi individualisé avant le cours ou en fin de cours ou par messagerie électronique et téléphone, remise régulière d’extraits de la traduction, définition des délais autour du calendrier recommandé, etc.). Pour ce qui est de la partie terminologique du mémoire, les enseignants de terminologie établiront avec les étudiants les délais de réalisation des différentes étapes (qui correspondent pour la plupart à des remises progressives des différentes parties de la fiche).

COMPOSITION DU MÉMOIRE

1. Une table des matières.

2. Une introduction générale dans laquelle :

  • L’étudiant(e) présentera succinctement le texte à traduire (support d’où il est tiré, degré de spécialité, public visé…) et exposera les raisons de son choix.
  • L’étudiant(e) présentera, d’une part, le ou les domaines couvert(s) par le texte à traduire et ses (leurs) relations avec des sujets connexes, et d’autre part, le ou les domaines couvert(s) par sa base de données terminologiques, qui probablement ne coïncideront pas complètement. Cette présentation doit aider le lecteur dans la compréhension d’un domaine dont il ne serait pas spécialiste.
  • L’étudiant(e) expliquera l’utilité du dictionnaire terminologique.
  • L’étudiant(e) indiquera la méthode suivie pour son travail et précisera les démarches documentaires accomplies pour ses recherches (sources consultées, centres de ressources visités, experts contactés, principales difficultés rencontrées dans ses recherches, enseignements tirés de la méthode de recherche …), et ce aussi bien pour la traduction que pour l’élaboration de la base terminologique.
  • L’étudiant(e) expliquera sa démarche terminologique, aussi bien pour la traduction que pour l’élaboration de la base de données (choix des termes utilisés dans la traduction et de ceux retenus comme entrées des fiches terminologiques, évolution de la structuration du domaine ou du choix des termes, rôle de l’expert, difficultés rencontrées en ce qui concerne le choix ou la rédaction des définitions, difficultés posées par la recherche des équivalents, etc.), en faisant ressortir l’utilité de la base de données terminologiques pour la traduction du texte choisi. Il pourra, par exemple, donner quelques exemples de collocations différentes ou citer des contextes où la traduction pose problème et expliquer pourquoi.
  • L’étudiant(e) donnera tous les éléments du “mode d’emploi” qui ne figurent pas dans la table des matières et qui sont de nature à faciliter la lecture et la compréhension du mémoire, comme “les mots soulignés dans la traduction sont traités dans la base de données terminologiques, les mots suivis d’un astérisque figurent dans les annexes documentaires”.
  • L’étudiant(e) terminera en donnant des consignes claires pour la personne qui souhaiterait poursuivre son travail terminologique.
  • L’étudiant(e) pourra également formuler des remerciements.


3. La traduction

Outre le texte principal, la traduction comportera les éventuelles notes techniques et les différents renvois, notamment aux fiches terminologiques et à l’annexe documentaire. Il convient de ne pas négliger les renvois qui facilitent considérablement l’accès à l’information. En ce sens, une bonne méthode est l’utilisation des liens hypertexte entre le texte à traduire ou la traduction, les fiches terminologiques et éventuellement aussi l’annexe documentaire, s’il est numérisé.

4. Un mini dictionnaire de traduction adapté au texte

Il s’agit d’une extraction du dictionnaire terminologique (cf. point suivant) comportant tous les termes clés figurant dans le texte à traduire ou bien ne figurant pas dans le texte mais dont la connaissance et la compréhension sont nécessaires pour faire une bonne traduction. La fiche concernant chacun de ces termes comportera les champs suivants (à renseigner obligatoirement) :

4.1 terme en langue source,
4.2 langue source,
4.3 catégorie grammaticale du terme en langue source,
4.4 équivalent(s) en langue cible,
4.5 langue cible,
4.6 catégorie grammaticale de(s) l’équivalent(s) (terme(s) de la langue cible),
4.7 une source pour l’équivalent, c’est-à-dire la référence d’un document où l’équivalent est attesté ou le nom d’un expert l’ayant validé,
4.8 un domaine général de rattachement pour la notion,
4.9 des collocations intéressantes pour l’équivalent.

Pour certains directeurs de mémoire, en fonction du domaine traité, on fournira également une définition de la notion.

Le mémoire de traduction est le résultat d'un cahier des charges spécifique à chaque directeur de mémoire et à chaque domaine . Le cahier des charges est un contrat entre le traducteur (l'étudiant) et le donneur d'ordre (le directeur de mémoire). Soyez sûr que vous avez bien précisé ce contrat. Certains directeurs de mémoire préfèrent vous demander de rendre la traduction en plusieurs étapes et vous offrent un suivi tout au long de l'année. D'autres désirent une version finale du travail, considérant que les cours de traduction vous apportent les éléments de méthodologie nécessaires.

Outre les fiches courtes destinées au glossaire de traduction, les fiches de terminologie complètes comportent d'autres champs. - définition, - note linguistique, - note technique, - concurrents, - statut, - note de traduction.

Il est entendu que ces informations peuvent apporter des indications utiles qui expliquent les choix terminologiques et phraséologiques de l'étudiant(e) dans le cas précis de la traduction mais l'etudiant(e) décide de les remplir ou non, en fonction de l'intérêt ou de l’utilité de ces informations pour la réalisation de la traduction ou du besoin ressenti. De la même manière, l’étudiant(e) choisit de les remplir en langue source ou en langue cible, selon les cas.

Cette structure du mini dictionnaire est adaptée à la pratique professionnelle du traducteur, le but étant

  1. que l'étudiant(e) prenne conscience de l'intérêt de remplir les champs facultatifs lorsqu'il (elle) dispose de l'information et
  2. que l'étudiant(e) apprenne à déterminer quand une information devient indispensable dans une fiche (concepts qui ne se recoupent pas dans les deux langues, statuts légèrement différents dans les deux langues, etc.).

Encore une fois, la structure du mini dictionnaire (dit aussi “glossaire de traduction”) est susceptible de varier selon l'enseignant responsable du mémoire de traduction..

Par exemple, pour les étudiants qui travaillent sous la direction de M. Rochard, les consignes sont les suivantes:

A propos des mémoires et de la question du mini-dictionnaire, voici ce que je propose pour ce qui concerne les mémoires que je dirige :

domaine : économie-finance-assurance combinaison linguistique : anglais-français ou allemand-français

Les dix à quinze termes les plus importants du texte source avec : * la définition en langue source (ou au moins un contexte définitoire) * les numéros de page du texte où ils apparaissent * l'équivalent ou les équivalents français * si possible la définition française de l'équivalent le plus courant * une éventuelle critique des équivalences les plus courantes et, lorsqu'il y a plusieurs équivalents, une justification du choix d'un équivalent courant ou non dans la traduction

Je n'ai pas besoin d'un mini-dictionnaire au sens d'une liste terme à terme ; ce qui précède suffit largement.En revanche, je souhaite recevoir systématiquement lors de la remise de la traduction définitive un exemplaire de la base de données sous Access. “

Michel Rochard

L’étudiant(e) pourra également formuler ici des remarques critiques sur la terminologie de la langue d’arrivée trouvée dans la documentation (par exemple, anglicisme ne facilitant pas la compréhension d’un concept, tournure grammaticalement alambiquée, etc.) quitte à signaler qu’il s’agit de termes consacrés chez les spécialistes.

Il est important de rappeler que cette extraction de la base de données terminologiques doit refléter tout l’intérêt de la démarche terminologique pour la traduction et permettre au lecteur de vérifier les traductions des termes spécialisés qui ont ete retenues en contexte. C’est en somme un exemple de base de données que vous feriez dans une optique exclusive de traduction.

La présentation de ce mini dictionnaire devra être la présentation traditionnelle d’un dictionnaire papier (deux colonnes et utilisation d’un codage typographique particulier). Voir démo Access 15 (pour publier votre glossaire)

5. Un dictionnaire terminologique

portant sur un des domaines traités dans le texte (de préférence le domaine principal) et comportant au moins une trentaine de termes dans chaque langue, qu’ils se retrouvent dans l’extraction à l’intention des traducteurs (cf. point 4) ou pas.

L’utilisation du logiciel Access pour l’élaboration de cette base est obligatoire. Le modèle de fiche terminologique à utiliser est celui distribué en cours de terminologie. Il convient de souligner que seuls les champs indiqués au point 4 plus haut (mis à part les champs liens, nécessaires à la construction du domaine) sont à renseigner obligatoirement. Les autres champs étant facultatifs, l’étudiant(e) devra évaluer dans chaque cas l’intérêt de les remplir ou pas.

6. Les arborescences

une par langue, pour les termes du dictionnaire terminologique (cf. point 5), qui pourront être éclatées sur plusieurs pages, comporteront une légende détaillée et comprendront :

- les sous domaines (tous niveaux), - les liens génériques (hyperonymes/hyponymes), - les liens tout/partie (holonymes/méronymes), - les liens indirects, - tous les termes traités soulignés, - éventuellement d’autres termes non traités, pour que l’organisation du domaine soit plus lisible.

7. Des listes

Elles permettront de vérifier la cohérence entre les arborescences et le dictionnaire :

- une liste des entrées du mini dictionnaire de traduction et de leurs équivalents ; - une liste des entrées du dictionnaire terminologique + collocations et de leurs équivalents+ collocations; - une liste des entrées accompagnées de tous leurs concurrents, en précisant le type de concurrent dont il s’agit et la remarque sur l'emploi du concurrent; - au besoin, une liste des codes des sources ; cette liste n'est nécessaire que si vous avez utilisé des codes et non les références complètes dans les champs sources des contextes, des définitions et des notes. Elle est triée par ordre alphabétique des codes, suivis de la référence in extenso.

Pour chacune des listes qui précèdent, les termes doivent être présentés par langue et en ordre alphabétique.

8. Une bibliographie

La bibliographie, brièvement commentée, comportera tous les documents réellement utilisés (dictionnaires, manuels, revues, articles…) soit pour la traduction, soit pour élaborer la base terminologique, en distinguant bien, dans ce dernier cas, les documents faisant partie du corpus dépouillé et la bibliographie consultée. Utiliser un signe distinctif clairement reconnaissable (référence en gras, astérisque en début de référence, etc.) pour différencier les documents utilisés pour la traduction de ceux utilisés uniquement pour la base terminologique, et parmi ces derniers, ceux faisant partie du corpus et ceux consultés seulement. Cette bibliographie sera complétée par les noms, qualités et références complètes des spécialistes consultés et/ou des personnes ayant validé les termes utilisés, et en particulier ceux de l’expert qui vous aura aidé pour la base de données terminologiques.

9. L'ensemble des fiches terminologiques

Elles comporteront deux sous-ensembles (fiches en français d'abord, fiches en langue étrangère ensuite) et présentées en ordre alphabétique.

10. Des annexes

Les annexes paginées selon le cahier des charges convenu avec l’enseignant, comportant notamment :

- le texte intégral utilisé pour la traduction, en cas de coupe(s), - des extraits de documents surlignés, en langue source et en langue cible, attestant l’emploi des termes utilisés dans la traduction et ceux apparaissant dans les différents champs des fiches terminologiques. Il est à noter que des extraits de documents qui ne seraient pas surlignés n'auraient aucune valeur pour attester l’emploi des termes utilisés. (ou pourvu de liens hypertextes).

PRÉSENTATION

La couverture doit comporter le nom du candidat et l’année, le nom des deux directeurs de mémoire, le titre original du texte traduit, ainsi que les sources complètes (nom de la revue ou du livre, nom de l’auteur, date de publication, etc.), et le titre de votre dictionnaire terminologique.

La table des matières, en début de mémoire, indiquera la pagination, conformément aux directives de l’enseignant pour les annexes (pagination des annexes en continu, ou pagination distincte des annexes)

Concernant la traduction, le texte sera disposé en vis-à-vis, texte original sur la page de gauche, texte traduit sur celle de droite en veillant bien à ce que le découpage soit le même. Le texte original et la traduction seront tapés avec une interligne suffisante pour laisser à l’enseignant-réviseur la possibilité de s’exprimer. Il est recommandé de consulter des règles de présentation de documents dactylographiés (type “tapuscrit”) des règles de présentation de bibliographie, des normes de présentation de rapports (type AFNOR).

Rappelons ici qu’il s'agit d'un mémoire de traduction et de terminologie et non pas de deux mémoires séparés. Le mémoire terminé, il sera donc relié sous une forme ou une autre (dos carré collé, reliure spirale…). Le tout sera tiré en double exemplaire, un pour chaque directeur de mémoire (l’étudiant(e) devra donc prévoir un troisième exemplaire pour lui s’il souhaite le conserver). De plus, une copie de la partie documentaire du mémoire devra être remise à l’enseignant de documentation (points 1, à l’exception du mode d’emploi et des consignes pour la poursuite du travail, et 8 énumérés plus haut). L’étudiant(e) devra également remettre une version électronique de l’ensemble du mémoire (introduction, traduction, base de données Access comportant le mini dictionnaire et le dictionnaire terminologique…, y compris, si possible, les annexes, si elles ont ete numérisées), sous la forme d’une ou plutôt de plusieurs disquettes, ou bien d’un cederom. Pour les besoins de la révision, l’enseignant de traduction qui le jugera nécessaire pourra également demander la traduction dans une pièce jointe à un message électronique.

De manière générale, l’étudiant(e) devra veiller à respecter tout au long du mémoire les conventions de présentation qu’il (elle) aura adoptées.

RAPPEL DE LA MÉTHODE DE TRAVAIL POUR LA PARTIE TRADUCTION

Le mémoire constituant un travail personnel sur un projet spécifique, l’étudiant(e) est libre de sa méthode de travail, sachant qu’il a une obligation de résultat. Les grandes lignes de la méthode de traduction lui ont été indiquées lors du cours de méthodologie et les enseignants de traduction en auront fourni d’abondantes illustrations adaptées aux différents domaines dans leurs cours. On rappellera néanmoins

- qu’un texte est un tout cohérent qu’il faut d’abord découvrir comme tel et dont la compréhension s’enrichit au fil de la lecture - qu’un(e) étudiant(e) est une personne intelligente, capable de comprendre par sa réflexion bien des éléments apparemment complexes du texte - que les difficultés de compréhension qui resteraient à l’issue de la lecture ne doivent jamais être abordées indépendamment du reste du texte.

Ces trois réflexions doivent servir à éviter un certain nombre d’écueils qui consistent notamment à :

- commencer par recenser les passages non compris (au lieu de retirer le maximum d’informations des passages compris) - foncer tête baissée dans la documentation (au lieu de chercher à repérer la documentation utile)

Cette démarche doit ensuite permettre de formuler clairement les problèmes rencontrés (notamment pour interroger les experts). Mais il faut encore,

- gérer son temps de traduction (compréhension, recherche documentaire, consultations d’experts, dialogue avec le directeur de mémoire, réexpression dans la langue d’arrivée, relectures), - prévoir des types de relecture de niveaux différents (relecture de concordance logique, relecture de concordance de niveau de style, etc. la relecture à voix haute étant recommandée).

Au bout du compte, il s’agit d’arriver à une traduction aussi cohérente que le texte de départ, respectueuse de son sens et de son niveau de langage

CALENDRIER

Comme nous l’avons noté en avertissement, ce calendrier est une partie constitutive du cahier des charges défini entre l’étudiant(e) ou les étudiants et les enseignants. Il peut être adapté mais l’étudiant(e) doit respecter le cahier des charges convenu avec l’enseignant ; les dates limites de remise des mémoires sont donc impératives sous peine de se voir attribuer une note de 0/20 (ce qui en termes professionnels correspond à la perte d’un client pour non-respect du délai). Tout retard par rapport à la date fixée avec l’enseignant sera donc sanctionné.

Septembre/octobre
Recherche d’un domaine et d’un texte, en accord avec les enseignants.

Novembre
Si le texte à traduire est trop long, choix d’un extrait et validation du choix par l’enseignant de traduction. Choix d’un expert ou de plusieurs experts pour la traduction et pour la base terminologique. Choix du corpus, des candidats termes, essai de traduction “premier jet” pour faire surgir les problèmes terminologiques et traductiques et ébauche d’une première structuration du domaine de la base de données.

Janvier- avril
Phase d’enquête : recherches documentaires, terminologiques et phraséologiques, consultation des spécialistes, de l’expert et de l’enseignant, remise éventuelle d’extraits de la traduction à l’enseignant et/ou à l’expert, traduction de l’ensemble du texte, relecture, vérifications, reprise de l’enquête, jusqu’à l’achèvement de la traduction. Parallèlement, élaboration progressive des fiches terminologiques et mises au point successives de la structuration du domaine.

Février /mars
Présentation orale avec fichier Powerpoint du domaine, des arborescences et des fiches.

Analyse des difficultés terminologiques et documentaires.

Présentation d'une page de traduction avec exposé des points intéressants.

Avant les vacances de Pâques
Remise au secrétariat des fiches terminologiques complètes et des arborescences provisoires pour une première correction qui pourra (re)orienter le travail restant.

Fin avril
Remise de la partie documentaire du mémoire à l’enseignant de documentation. Il s’agit des points 1 (à l’exception du mode d’emploi et des consignes pour la poursuite du travail) et 8 énumérés plus haut.

Mai
Confection du mémoire définitif.

A la mi-juin
Remise du mémoire de terminologie (en fonction du cahier des charges convenu entre l’étudiant(e) et les enseignants responsables de son suivi, cette date pourra être adaptée, sous conditions strictes). Remise :


  • du dictionnaire terminologique (au format Excel)
  • du commentaire terminologique
  • de l'extrait du corpus dans les deux langues


Remise du CD avec tous les éléments à rendre.
Tout mémoire non remis le 15 juin sera noté sur 15 et non sur 20.

Avant la mi-juillet
Remise des remarques par les directeurs de mémoire. Pour valider la note obtenue, les corrections indiquées sur les fiches VAC (validation après correction) doivent être effectuées avant la soutenance.

Septembre
SOUTENANCE (VOIR CONSIGNES)

Octobre
Jury de diplôme

CRITÈRES D’ÉVALUATION DE LA TRADUCTION

Par ordre d’importance :

  • Compréhension du texte de départ (absence d’erreurs de sens et de logique graves).
  • Qualité du texte d’arrivée (style, articulation, orthographe, etc.).
  • Qualité de l’extraction de la base terminologique, de la bibliographie et de la documentation.
  • Qualité de présentation (point à ne pas négliger dans le cahier des charges d’un projet de traduction professionnelle).
CRITÈRES D’ÉVALUATION DE LA BASE DE DONNÉES TERMINOLOGIQUES

Par ordre d’importance :

délimitation et structuration du domaine (absence d’erreurs de logique graves), telles qu’elles apparaissent dans les champs domaines et liens, ainsi que dans les arborescences.

  • choix des termes et des équivalents
  • rédaction des définitions
  • qualité des informations linguistiques et de traduction (en particulier dans les cas de synonymie et de polysémie)
  • qualité des informations techniques et documentaires
  • la validité de vos données terminologiques sera évaluée en tenant compte de différents critères

Champs obligatoires :

  • choix des termes , leur pertinence par rapport au domaine en fonction du corpus présenté
  • correction des notation grammatico-syntaxiques
  • pertinence et référencement des contextes
  • pertinence des définitions en fonction du domaine, du point de vue choisi et choix des notes techniques
  • abondance des collocations
  • organisation et lisibilité des collocations
  • pertinence du lien d'équivalence et présence de plusieurs équivalents en fonction du contexte avec remarques d'aide au traducteur

Champs à remplir si possible :

  • renseignement des champs
  • de famille dérivationnelle, de statut, de sigle
  • de concurrence avec remarque d'emploi sur les concurrents et sur le choix du terme vedette
  • de relation sémantiques (hyperonymie/hyponymie, holonymie/méronymie)
  • de liens indirects
  • construction d'une représentation graphique des concepts comparée entre les deux langues et lisible (légendes, notes, choix graphique…)

évaluation terminologie

CRITÈRES D’ÉVALUATION DU PROTOCOLE

Voir les consignes pour la rédaction du protocole : consignes.

Voir aussi : les exemples de protocoles.

Le protocole sera évalué conjointement par l'enseignant de documentation, par le responsable du mémoire de traduction et par les enseignants de terminologie.

Pour ce qui est de la partie analyse terminologique du protocole, on jugera :

  • de la précision du public visé et de l'évaluation de l'utilité du dictionnaire
  • de l'analyse de la démarche de terminologie en liaison avec la recherche documentaire,
  • de la relation avec l'expert et les ajustements de la démarche terminologique en cours de travail, l'évocation avec des exemples précis des difficultés rencontrées et des solutions proposées
  • de l'apport de la recherche terminologique et phraséologique soutenue par l'analyse de corpus pour le travail de traduction.

Voir évaluation protocole.

Dans cette présentation du domaine choisi, signalez en gras les termes qui désignent les concepts les plus importants de votre domaine - que vous aurez naturellement traités dans les fiches. C'est une présentation qui montre à quel point vous vous êtes informés sur votre domaine, l'avez compris et savez l'expliquer à un néophyte.

Utilisez un signe distinctif clairement reconnaissable (référence en gras, astérisque en début de référence, etc.) pour différencier les documents utilisés pour la traduction de ceux utilisés uniquement pour la base terminologique, et parmi ces derniers, ceux faisant partie du corpus et ceux consultés seulement. Si le corpus utilisé par l’étudiant(e) est numérisé et qu’il (elle) l’a analysé avec Natalie Kübler dans son cours, il serait utile d’en présenter une brève analyse (corpus écrit par un expert pour des experts, par un expert pour des non spécialistes, statistiques, structure des textes…).

  • pour les critères de la base Access ou ARTES, voir critères base

Tout retard par rapport à la date fixée avec l’enseignant sera sanctionné.

M. Pecman & C. Juilliard

Dernière modification : septembre 2010

user/mojca_pecman/terminologie_master_2_pro/terminom2_vademecum.txt · Dernière modification: 2010/09/20 20:45 par Mojca Pecman